Les réactions allergiques cutanées : les origines et comment les prévenir
10 Jun 2018

Les réactions allergiques cutanées : les origines et comment les prévenir

La phytothérapie

Aussi appelée hypersensibilité, l'allergie est une réaction anormale du système immunitaire de l'organisme face à un corps étranger ou allergène. C'est la 4e pathologie la plus meurtrière au monde après l'AVC, le cancer et le SIDA. Comment s'en prémunir ?

Les réactions allergiques cutanées les plus fréquentes

Les médecins ont détecté 3 réactions allergiques fréquentes :

  • L'urticaire : c'est une allergie cutanée très fréquente qui peut survenir suite à la respiration de pollens ou de poils d'animaux ou à une piqûre d'insecte. Chez certaines personnes, l'administration d'antibiotiques à base de pénicilline entraîne également l'urticaire. Il faut remarquer que cette réaction n'est pas une maladie. Elle est due à la libération excessive de la molécule d'inflammation (histamine) au sein de l'organisme.
  • Œdème de Quincke : il s'agit d'une autre variété d'urticaire. Plus grave, elle se manifeste par le gonflement de la partie du visage autour des yeux ou de la bouche. L'œdème de Quincke peut être mortel lorsqu'il est associé à un œdème du pharynx. À l'origine, on peut citer l'intolérance aux ultraviolets, causant la production excessive d'histamine dans la peau du visage.
  • L'eczéma : le terme eczéma désigne plusieurs types de réactions allergiques, dont l'eczéma allergique de contact adulte et l'eczéma atopique du bébé. Dans cette dernière, la peau du nourrisson est recouverte de minuscules vésicules suintantes et excoriées, accompagnées de rougeurs et de démangeaison. Les nourrissons peuvent en souffrir à l'exposition à des agents pneumallergènes ou à des acariens.

Comment soigner les réactions allergiques ?

Pour mieux traiter l'allergie, il faut connaître l'élément allergène et le supprimer. Lorsqu'il est inconnu, il faut se baser sur des traitements symptomatiques. En cas d'urticaire, il faut privilégier les produits antihistaminiques H1 ayant peu d'effet sédatif que les H2. Ce sont en l'occurrence les polaramines, atarax, zyrtec ou les phénergan. Si les symptômes persistent, le médecin pourra essayer un autre médicament ou alternativement doubler la dose.

En cas d'œdème de Quincke, le souffrant peut recevoir une injection de cortisone. S'il y a forte baisse de tension, ce traitement sera associé à de l'adrénaline. En cas de choc anaphylactique, l'allergie pourrait entraîner le décès en l'espace de quelques minutes. Ainsi, dès que la situation s'aggrave, il faut appeler le SAMU. Notez que tous les allergènes peuvent causer un choc anaphylactique et plus particulièrement les venins d'hyménoptères : abeilles, frelons, guêpes et bourdons.

Comment prévenir les réactions allergiques ?

On peut prévenir les allergies en adoptant les bons gestes :

  • Pas de régime chez les femmes enceintes, sauf pour la cacahuète. Le même conseil est valable pendant l'allaitement jusqu'au sevrage
  • L'allaitement maternel doit durer au moins 4 mois (idéalement 6)
  • Pendant la grossesse, il ne faut pas évincer les animaux de compagnie
  • Pas de tabagisme passif : exposée à la fumée secondaire
  • En cas d'allaitement au biberon, il faut choisir le lait en fonction du risque atopique
  • Allaitement maternel exclusif jusqu'au sixième mois
  • Repousser l'introduction des plats potentiellement allergènes dans la nourriture de bébé
  • Informer l'entourage du cas de la personne allergique
  • Surveiller la composition des produits transformés
  • Écarter toutes les sources de contamination : notamment les ustensiles de cuisine contaminés
  • Choisir les aliments les moins transformés possible pour diminuer les risques